COMBAT DE L’AMOUR CONTRE des POUVOIRS ARBITRAIRES
Le 16 novembre 2004, dans le cadre de l’émission « Enjeux », Radio-Canada a présenté un reportage titré : « Le combat de Grand-mère ». Cette histoire a provoqué un grand nombre de réactions dans la population québécoise, notamment chez les grands-parents et les familles. De nombreux citoyens se sont indignés devant l’impuissance de ces grands-parents qui ont mené un combat sans relâche sur une période de six ans. Selon les dernières informations, la bataille pourrait bien être terminée…
Le 20 juillet 2004, la Cour Supérieure avait accordé aux grands-parents la garde d’Amélia. La DPJ s’est empressée d’interjeter appel de ce jugement, lequel fut invalidé par la Cour d’Appel, le 29 octobre 2004. Il nous faut souligner tous les efforts qu’ont déployés les grands-parents auprès des diverses instances judiciaires. Les grands-parents se sont aussi adressé aux politiciens pour dénoncer les injustices faites à leur endroit ainsi qu’à leur petite-fille Amélia. Jusqu’ici leurs démarches se sont avérées infructueuses.
Au début de janvier 2005, la DPJ a présenté une requête au Tribunal de la Jeunesse dans le but de placer Amélia dans sa famille d’Accueil jusqu’à sa majorité. La DPJ a aussi demandé de réduire les contacts d’Amélia avec ses grands-parents à quatre visites par année. Au mois de février 2005, pour la seconde fois, les grands-parents d’Amélia ont présenté une requête au Tribunal de la Jeunesse afin d’être reconnus comme partie prenante au dossier de leur petite-fille. Leur requête fut rejetée sans qu’ils ne puissent interjeter appel.
Au mois de novembre 2005, il y eut deux jours d’audition afin de statuer sur le placement d’Amélia. Le 5 décembre 2005, le couperet est tombé. Dans son jugement, le juge a entériné la demande de la DPJ : « Amélia sera placée dans sa famille d’accueil, jusqu’à sa majorité. » Les grands-parents sont anéantis par cette nouvelle épreuve. Selon la décision du juge, ils verront leur petite-fille Amélia quatre fois seulement pour l’année 2006. Ensuite, la décision de maintenir les contacts avec les grands-parents est laissée à la discrétion de la DPJ! Amélia vient de perdre ses grands-parents et toute sa famille !
Après la diffusion de l’émission « Le combat de grand-mère », la population a été outrée par les injustices faites à cette petite fille et à ses grands-parents. Des citoyens ont dénoncé les pouvoirs de la DPJ ! Dans un mouvement de solidarité, plusieurs personnes, conjointement avec l’Association pour le Respect des Droits des Enfants, des Parents et des Grands-Parents du Québec, ont décidé de créer le Fonds d’Aide Amélia afin d’apporter un soutien psychologique, un accompagnement et une assistance financière aux parents, aux grands-parents et aux membres de la famille élargie dans leurs démarches judiciaires. L’aide financière sera offerte, toujours selon les disponibilités pécuniaires du Fonds d’Aide Amélia.
Beaucoup de familles sont présentement aux prises avec des frais juridiques importants. Très souvent, faute d’argent, ces gens doivent se résigner à mettre un terme à leurs démarches. Le but premier du Fonds d’Aide Amélia est d’offrir un soutien psychologique et moral aux familles. De plus, dans la mesure du possible et des ressources disponibles, il vise à apporter une assistance financière aux familles afin qu’elles puissent mener à terme leurs démarches devant les tribunaux.
Il est temps que soient corrigées les situations d’injustice que vivent les enfants, les grands-parents et la famille en général ! Le Fonds d’Aide Amélia permettra à plusieurs familles de poursuivre leur lutte devant les diverses instances afin de défendre leurs droits et ceux des enfants. Ces familles, dont certains grands-parents, auront la possibilité de faire valoir dignement leurs droits les plus légitimes. Désormais, ils ne se seront plus seuls !
Le Fonds d’Aide Amélia est un organisme sans but lucratif, qui a été incorporé le 26 octobre 2005, en collaboration avec l’Association pour le Respect des Droits des Enfants, des Parents et des Grands-Parents du Québec. Pour l’amour de nos enfants, nous sollicitions la générosité des citoyens : individus, familles, corporations et membres du gouvernement. Nous souhaitons aider le plus grand nombre possible de familles.
Vous pouvez acheminer vos dons à la :
Ce poème est un extrait de Janus. L’autre visage de la DPJ, p. 87 et 88, Bernard Favreau (2005)
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